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EcoRenovFrance

Pompe à chaleur en copropriété : vote en AG, aides et coût en 2026

Sous la responsabilité éditoriale de Bertrand Potel.
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L’essentiel en 5 points

  • Remplacer la chaufferie par une PAC collective : majorité de l’article 25 f) de la loi du 10 juillet 1965, avec passerelle à l’article 24 dès 1/3 des voix (art. 25-1)
  • MaPrimeRénov’ Copropriété 2026 : 30 % des travaux (gain ≥ 35 %) ou 45 % (gain ≥ 50 %), dans la limite de 25 000 € de travaux par logement
  • Prime CEE BAR-TH-179 : 100 000 à 117 000 kWh cumac par appartement chauffé en zone H1, multipliés par 3 en Coup de pouce pour une PAC air/eau
  • Copropriétaires occupants : prime individuelle de 3 000 € (très modestes) ou 1 500 € (modestes) en plus de l’aide collective
  • Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, MaPrimeRénov’ Copropriété ne finance plus aucune chaudière au gaz

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MaPrimeRénov’
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Barèmes : Les aides financières en 2026 — édition septembre 2026 ; Estimation EcoRenovFrance — fourchettes constatées sur le marché français en 2026 (comparateurs, devis, fiches fabricants).

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Une pompe à chaleur collective peut remplacer ou compléter la chaufferie d’une copropriété si l’assemblée générale vote les travaux à la majorité de l’article 25 f) de la loi du 10 juillet 1965, qui vise les travaux d’économies d’énergie ; depuis la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, un projet qui recueille au moins un tiers des voix peut être revoté immédiatement à la majorité de l’article 24. Le financement repose sur trois aides cumulables : MaPrimeRénov’ Copropriété, qui couvre 30 % ou 45 % des travaux dans la limite de 25 000 € par logement si le gain énergétique atteint 35 % ou 50 % ; la prime CEE de la fiche BAR-TH-179, bonifiée par le Coup de pouce « Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires » ; et l’éco-PTZ copropriétés. Le projet doit être suivi par une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), obligatoire pour MaPrimeRénov’ Copropriété, et le dossier est déposé par le syndic. Un copropriétaire qui veut poser une pompe à chaleur individuelle visible en façade doit, lui, obtenir une autorisation de l’assemblée à la majorité de l’article 25 b).

Toits en zinc d’un immeuble parisien, cheminées et fenêtres de chambres de bonne
Toits d’immeubles parisiens : en copropriété, la pompe à chaleur collective se pose souvent en toiture.

Ce qui change en 2026 pour la copropriété

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le DPE collectif est obligatoire pour les copropriétés de 50 lots ou moins dont le permis de construire a été déposé avant le 1ᵉʳ janvier 2013 ; les plus grandes copropriétés y étaient déjà soumises depuis 2024 et 2025.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les bonifications Coup de pouce des opérations collectives sont fixées par l’arrêté du 27 décembre 2025 : coefficient 3 pour une pompe à chaleur air/eau, 4 pour une pompe à chaleur eau/eau, 5 pour la géothermie.

Depuis le 30 avril 2026, les fiches CEE BAR-TH-179 (PAC collective air/eau) et BAR-TH-180 (PAC collective eau/eau) sont en vigueur dans leur version vA81-2 ; l’ancienne fiche BAR-TH-166 ne figure plus au catalogue.

Jusqu’au 31 décembre 2026, une chaudière au gaz peut encore entrer dans le calcul du gain énergétique d’un dossier MaPrimeRénov’ Copropriété, sans que son coût soit financé ; MaPrimeRénov’ Copropriété ne finance plus les chaudières au gaz depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.

Pompe à chaleur collective
Une pompe à chaleur collective est un générateur de chauffage central, installé en toiture-terrasse, en cour ou en chaufferie, qui produit l’eau chaude des radiateurs de tous les logements d’un immeuble à partir des calories de l’air extérieur, d’une nappe ou du sol. En copropriété, la pompe à chaleur collective relève des parties communes et se vote en assemblée générale.

Pourquoi un projet de pompe à chaleur pèse-t-il autant sur le syndic ?

Un projet de pompe à chaleur collective place le syndic au croisement de trois responsabilités : la technique (dimensionnement, emplacement, bruit), le financement (trois aides, chacune avec son calendrier) et la pédagogie auprès de copropriétaires qui ne voteront que s’ils connaissent leur reste à charge. Un projet mal préparé échoue rarement sur la technique : il échoue en assemblée générale.

La méthode qui fonctionne consiste à caler chaque étape sur une assemblée générale, à présenter le coût par lot plutôt que le coût global, et à faire chiffrer les aides avant le vote des travaux, pas après.

Quelles copropriétés traiter en priorité ?

Critères de repérage des copropriétés à chauffage collectif candidates à une pompe à chaleur collective, à l’usage d’un syndic ou d’un conseil syndical, au 20 octobre 2026
Critère observéCe qu’il signifie pour le projet
Chaudière collective au fioul, quel que soit son âgePriorité absolue : bonification Coup de pouce et fin programmée du fioul dans les équipements neufs
Chaudière collective au gaz de plus de 15 ansRenouvellement à prévoir : comparer PAC, réseau de chaleur et hybride avant de reconduire le gaz
DPE collectif en E, F ou GBonus « sortie de passoire » de MaPrimeRénov’ Copropriété si le bâtiment atteint au moins D
Plan pluriannuel de travaux en cours d’élaborationMoment idéal pour inscrire la pompe à chaleur au plan, voté à l’article 25
Toiture-terrasse ou cour accessible, à distance des fenêtresEmplacement possible pour une PAC air/eau sans contrainte acoustique majeure
Radiateurs en fonte et départ d’eau à 70 °C ou plusPAC haute température ou PAC en relève de la chaudière à étudier
Taux d’impayés de charges d’au moins 8 % du budgetCopropriété potentiellement « fragile » : bonus MaPrimeRénov’ de 20 points

Quelle majorité faut-il pour installer une pompe à chaleur collective ?

L’installation d’une pompe à chaleur collective se vote à la majorité de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965, c’est-à-dire la majorité des voix de tous les copropriétaires, présents ou non, au titre du f) de l’article 25 qui vise les travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Depuis le 11 avril 2024, l’article 25-1 permet un second vote immédiat à la majorité de l’article 24 si le projet a recueilli au moins un tiers des voix.

Les travaux d’économies d’énergie de l’article 25 f) peuvent inclure des travaux d’intérêt collectif réalisés sur les parties privatives (pose de robinets thermostatiques, par exemple), aux frais du copropriétaire concerné, sauf si celui-ci prouve avoir réalisé des travaux équivalents dans les 10 années précédentes.

Si le projet recueille moins d’un tiers des voix, une nouvelle assemblée convoquée dans les 3 mois peut statuer sur un projet identique à la majorité de l’article 24.

Les majorités qui s’appliquent à un projet de pompe à chaleur

Majorités d’assemblée générale applicables aux décisions liées à une pompe à chaleur en copropriété, selon la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 dans sa version en vigueur au 20 octobre 2026
DécisionArticleMajorité requise
Remplacer la chaufferie par une pompe à chaleur collectiveart. 25 f)majorité des voix de tous les copropriétaires (passerelle art. 25-1)
Adopter le plan pluriannuel de travauxart. 14-2 et 25majorité des voix de tous les copropriétaires
Fixer les modalités d’élaboration du PPT, engager un DTGart. 24majorité des voix exprimées
Autoriser un copropriétaire à poser une PAC individuelle affectant les parties communes ou l’aspect extérieurart. 25 b)majorité des voix de tous les copropriétaires
Travaux qui s’approprient ou détruisent des parties communesart. 26majorité des membres représentant au moins 2/3 des voix
Installer des répartiteurs ou compteurs de chauffageart. 25majorité des voix de tous les copropriétaires

Peut-on installer une pompe à chaleur individuelle dans un appartement ?

Un copropriétaire peut installer une pompe à chaleur individuelle, air/eau ou air/air, à condition d’obtenir avant les travaux l’autorisation de l’assemblée générale à la majorité de l’article 25 b) lorsque l’unité extérieure affecte les parties communes ou l’aspect extérieur de l’immeuble (façade, balcon, toiture). Le règlement de copropriété et les règles d’urbanisme locales s’appliquent en plus.

La fiche service-public F31513 cite expressément la climatisation parmi les travaux soumis à cette autorisation. Une pompe à chaleur individuelle en appartement est par ailleurs exclue du parcours par geste de MaPrimeRénov’ si elle est de type air/air.

Le projet de pompe à chaleur calé sur les assemblées générales

  1. Diagnostic et repérage (année N)

    Le syndic ou le conseil syndical rassemble le DPE collectif, les factures de combustible et l’état de la chaufferie. Un conseiller France Rénov’ peut être sollicité. Vote qui clôt l’étape : désignation de l’AMO et budget des études, à l’article 24 ou 25 selon leur nature.

    Durée : AG 1

  2. Études et chiffrage des aides

    L’AMO et le maître d’œuvre (obligatoire au-delà de 100 000 € de travaux) comparent les scénarios : PAC collective, réseau de chaleur, PAC en relève. Les aides sont chiffrées et la prime CEE est contractualisée avant l’engagement des travaux.

    Durée : 3 à 9 mois

  3. Vote des travaux

    Le projet, le plan de financement et le reste à charge par lot sont présentés. Vote qui clôt l’étape : travaux à l’article 25 f), avec passerelle de l’article 25-1 ; éco-PTZ copropriétés le cas échéant.

    Durée : AG 2

  4. Dépôt de MaPrimeRénov’ Copropriété

    Le syndic dépose un seul dossier pour la copropriété ; les copropriétaires modestes et très modestes déposent leur prime individuelle.

    Durée : 1 à 3 mois

  5. Travaux et réception

    Pose de la pompe à chaleur, raccordement hydraulique, mise en service et réglage de la loi d’eau. Le syndic reçoit l’aide et la répartit selon les quotes-parts.

    Durée : 1 à 3 mois de chantier

Quelles aides pour une pompe à chaleur collective en 2026 ?

Une pompe à chaleur collective en copropriété mobilise en 2026 MaPrimeRénov’ Copropriété (30 % ou 45 % des travaux dans la limite de 25 000 € par logement), la prime CEE de la fiche BAR-TH-179 ou BAR-TH-180 bonifiée par le Coup de pouce collectif, les primes individuelles des copropriétaires modestes et l’éco-PTZ copropriétés. Les conditions de chaque aide sont détaillées ci-dessous.

MaPrimeRénov’ Copropriété en 2026

Montants et conditions de MaPrimeRénov’ Copropriété en 2026 pour les travaux en parties communes d’une copropriété en France métropolitaine, selon le guide de l’Anah édition septembre 2026
ÉlémentMontant ou condition
Aide collective, gain énergétique d’au moins 35 %30 % du montant des travaux, plafonné à 25 000 € de travaux par logement
Aide collective, gain énergétique d’au moins 50 %45 % du montant des travaux, plafonné à 25 000 € de travaux par logement
Bonus sortie de passoire+ 10 points si le bâtiment classé F ou G atteint au moins la classe D
Bonus copropriété fragile ou en difficulté+ 20 points, si les CEE sont valorisés exclusivement par l’Anah
Prime individuelle, copropriétaire occupant très modeste3 000 € par logement
Prime individuelle, copropriétaire occupant modeste1 500 € par logement
Aide à l’AMO50 % de la prestation, plafond de dépense de 600 € HT par logement (plus de 20 logements) ou 1 000 € HT (20 logements ou moins), plancher de 3 000 € par copropriété
Résidences principalesau moins 75 % des lots, 65 % pour une copropriété de 20 lots ou moins
Autres conditionsimmatriculation à jour, évaluation énergétique, AMO, entreprises RGE, chaudière gaz non financée

Prime CEE pour une pompe à chaleur collective air/eau (fiche BAR-TH-179)

Volume forfaitaire de certificats d’économies d’énergie par appartement pour une pompe à chaleur collective air/eau en zone H1 (Île-de-France, nord et est de la France), fiche BAR-TH-179 version vA81-2 en vigueur depuis le 30 avril 2026, avant bonification Coup de pouce
Efficacité saisonnière (ETAS)Chauffage seul, kWh cumac par appartementChauffage + eau chaude, kWh cumac par appartement
de 111 % à 126 %100 000146 000
de 126 % à 150 %107 000155 000
de 150 % à 175 %112 000163 000
de 175 % à 190 %115 000167 000
190 % et plus117 000170 000

Formule : montant par appartement × nombre d’appartements × R, où R est le rapport des puissances quand la pompe à chaleur représente moins de 40 % de la puissance de la chaufferie (sinon R = 1). Zone H2 : 84 000 à 97 000 kWh cumac en chauffage seul ; zone H3 : 60 000 à 70 000. Puissance de la PAC limitée à 400 kW.

Source : Catalogue des fiches CEE — BAR-TH-179

Combien coûte une pompe à chaleur collective par nombre de lots ?

Le coût d’une pompe à chaleur collective dépend de la puissance, de l’emplacement et de l’état du réseau de distribution, et ne peut être fixé qu’après étude. La simulation ci-dessous applique les aides 2026 à une hypothèse de travaux de 10 000 € HT par logement, à remplacer par le devis de la copropriété : la part des aides reste stable quel que soit le nombre de lots.

Simulation des aides par nombre de lots (hypothèse de coût)

Simulation des aides 2026 pour une pompe à chaleur collective air/eau en copropriété en zone H1, chauffage seul, ETAS de 126 à 150 %, sur une HYPOTHÈSE de travaux de 10 000 € HT par logement (non constatée), MaPrimeRénov’ Copropriété à 30 % et prime CEE BAR-TH-179 × 3 valorisée à 8,70 € le MWh cumac
LogementsTravaux (hypothèse)MaPrimeRénov’ Copropriété 30 %Prime CEE indicativeReste à chargeReste par logement
10100 000 €30 000 €27 927 €42 073 €4 207 €
20200 000 €60 000 €55 854 €84 146 €4 207 €
40400 000 €120 000 €111 708 €168 292 €4 207 €
80800 000 €240 000 €223 416 €336 584 €4 207 €

Hypothèses : gain énergétique d’au moins 35 % démontré par l’évaluation énergétique ; remplacement d’une chaudière fossile (condition du Coup de pouce) ; 107 000 kWh cumac par appartement × 3 ; prix de 8,70 €/MWh cumac issu des indices de prix à terme de juin 2026 publiés par la DGEC, le prix réellement payé dépendant de l’obligé. Hors primes individuelles, aide à l’AMO et TVA.

Source : Flash Info DGEC — indices de prix CEE, juin 2026

Que montre l’exemple publié par l’Anah ?

L’Anah publie dans son mode d’emploi de septembre 2026 l’exemple d’une copropriété de 20 logements classée F : 546 000 € de travaux (isolation par l’extérieur, ventilation, changement du chauffage collectif), soit 27 300 € par copropriétaire, financés par 243 000 € d’aides, soit 12 150 € par copropriétaire. Le reste à charge s’établit à 15 150 € par copropriétaire, pour un gain énergétique de 35 % et une étiquette D après travaux.

Quelles sont les obligations du syndic en matière de chauffage collectif ?

Le syndic d’un immeuble à chauffage collectif doit faire réaliser le DPE collectif selon le calendrier légal, inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée qui suit un plan de travaux d’économies d’énergie ou un contrat de performance énergétique (article 24-4 de la loi de 1965), et faire individualiser les frais de chauffage lorsque l’immeuble consomme plus de 80 kWh/m²/an.

L’individualisation passe par des compteurs d’énergie thermique ou, à défaut, des répartiteurs ; la télérelève est obligatoire pour les appareils posés depuis le 25 octobre 2020 et le sera pour tous au 1ᵉʳ janvier 2027. Une exemption est possible en cas d’impossibilité technique ou de coût disproportionné, justifiés par une note. La sanction peut atteindre 1 500 € par logement et par an.

Le plan pluriannuel de travaux est obligatoire 15 ans après la réception de l’immeuble, puis actualisé tous les 10 ans, sauf si le diagnostic technique global ne fait apparaître aucun besoin de travaux sur 10 ans. Le fonds de travaux reçoit au moins 2,5 % du coût des travaux du plan et au moins 5 % du budget prévisionnel.

Calendrier du DPE collectif et du plan pluriannuel de travaux

Dates d’entrée en vigueur de l’obligation de DPE collectif (immeubles dont le permis a été déposé avant le 1ᵉʳ janvier 2013) et du plan pluriannuel de travaux en copropriété, selon le nombre de lots, en France métropolitaine
Taille de la copropriétéDPE collectifPlan pluriannuel de travaux
Plus de 200 lots1ᵉʳ janvier 20241ᵉʳ janvier 2023
De 51 à 200 lots1ᵉʳ janvier 20251ᵉʳ janvier 2024
50 lots ou moins1ᵉʳ janvier 20261ᵉʳ janvier 2025

La borne entre petites et moyennes copropriétés varie selon les sources officielles (50 ou 51 lots) ; service-public.fr considère le plan pluriannuel obligatoire « en principe » pour toutes les copropriétés depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Le DPE collectif est valable 10 ans.

Source : Service-public.fr — fiches F37504 et F36760

Quelle distance entre une pompe à chaleur et le voisin ?

Aucune distance minimale entre une pompe à chaleur et un logement voisin n’est fixée par le code de la santé publique : le critère est le bruit. Pour une activité, l’émergence du bruit ne doit pas dépasser 5 dB(A) le jour (7 h - 22 h) et 3 dB(A) la nuit (22 h - 7 h), augmentée d’un terme correctif selon la durée du bruit (articles R1336-6 et R1336-7).

L’émergence n’est recherchée que si le bruit ambiant, pompe à chaleur en marche, dépasse 25 dB(A) à l’intérieur d’un logement ou 30 dB(A) dans les autres cas. Le règlement de copropriété et le plan local d’urbanisme peuvent ajouter des règles d’implantation.

Termes correctifs ajoutés à l’émergence maximale de 5 dB(A) le jour et 3 dB(A) la nuit selon la durée cumulée d’apparition du bruit, article R1336-7 du code de la santé publique (version en vigueur depuis le 10 août 2017)
Durée cumulée du bruit particulierTerme correctif
1 minute ou moins+ 6 dB(A)
de 1 à 5 minutes+ 5 dB(A)
de 5 à 20 minutes+ 4 dB(A)
de 20 minutes à 2 heures+ 3 dB(A)
de 2 à 4 heures+ 2 dB(A)
de 4 à 8 heures+ 1 dB(A)
plus de 8 heures (cas d’une PAC en hiver)0

Une copropriété peut-elle encore poser une chaudière au gaz ?

Une copropriété peut encore installer une chaudière collective au gaz si l’équipement émet moins de 300 g de CO2 équivalent par kWh PCI, seuil fixé par l’article R171-13 du code de la construction et de l’habitation pour tout nouvel équipement de chauffage dans un bâtiment existant. Le fioul et le charbon neufs sont exclus de fait. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, une chaudière au gaz n’est plus financée par MaPrimeRénov’ Copropriété.

Une nouvelle version de l’article R171-13 est entrée en vigueur le 14 septembre 2026 (décret n° 2026-863), avec des dispositions applicables aux travaux engagés après le 1ᵉʳ janvier 2027 ; la portée exacte de ces changements doit être vérifiée sur le texte avant toute décision.

Peut-on financer le reste à charge par un prêt collectif ?

Le syndic peut souscrire un éco-PTZ copropriétés au nom du syndicat, pour les seuls copropriétaires qui y participent : 15 000 € par logement pour une action seule, 25 000 € pour deux actions, 30 000 € pour trois, 50 000 € en performance globale ou avec MaPrimeRénov’ Copropriété, sur 15 ans (20 ans en performance globale), à condition d’un gain énergétique d’au moins 35 %.

Ce qu’on ne vous dit pas

  • Une pompe à chaleur collective posée sur un immeuble mal isolé, avec des radiateurs en fonte réglés à 80 °C, peut fonctionner avec un rendement médiocre. Une PAC en relève, qui laisse la chaudière assurer les jours les plus froids, ou une isolation préalable, est parfois la solution la plus honnête.

  • Le gain énergétique de 35 % exigé par MaPrimeRénov’ Copropriété n’est pas acquis d’office : l’évaluation énergétique doit le démontrer avant le vote, faute de quoi l’aide collective disparaît du plan de financement.

  • La prime CEE doit être contractualisée avant le début des travaux. Une offre CEE signée après l’ordre de service fait perdre la prime, quelle que soit la qualité du dossier.

  • Une simulation des aides ne vaut pas devis : présenter en assemblée un reste à charge par lot calculé sur une hypothèse de coût, sans le signaler, expose le syndic à une contestation du vote.

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Le décret tertiaire s’applique aux surfaces tertiaires, en plus des règles de la copropriété.

Pompe à chaleur et décret tertiaire : obligations, aides et fiches CEE en 2026

Sources

  1. Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis (art. 14-2, 24, 25, 25-1, 26)Légifrance, consulté le
  2. Copropriété : règles de vote en assemblée générale (fiche F2137)Service-public.fr (DILA), consulté le
  3. Travaux d’un copropriétaire affectant les parties communes ou l’aspect extérieur (fiche F31513)Service-public.fr (DILA), consulté le
  4. Plan pluriannuel de travaux en copropriété (fiche F36760)Service-public.fr (DILA), consulté le
  5. DPE collectif d’un immeuble en copropriété (fiche F37504)Service-public.fr (DILA), consulté le
  6. Individualisation des frais de chauffage dans un immeuble collectif (fiche F14745)Service-public.fr (DILA), consulté le
  7. Les aides financières en 2026 (édition septembre 2026) — MaPrimeRénov’ Copropriété et éco-PTZ copropriétésAnah, consulté le
  8. Guide de la rénovation énergétique en copropriété (2024)Anah, consulté le
  9. MaPrimeRénov’ — Le mode d’emploi (édition septembre 2026)Anah, consulté le
  10. Catalogue des fiches d’opérations standardisées d’économies d’énergieMinistère de la Transition écologique, consulté le
  11. Coup de pouce « Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires »Ministère de la Transition écologique, consulté le
  12. Arrêté du 27 décembre 2025 (NOR ECOR2535186A) relatif aux bonifications Coup de pouceLégifrance, consulté le
  13. Flash Info DGEC — indices de prix à terme des CEE (juin 2026)Ministère de la Transition écologique, consulté le
  14. Code de la santé publique, articles R1336-4 à R1336-13 (bruits de voisinage)Légifrance, consulté le
  15. Code de la construction et de l’habitation, article R171-13 (émissions des équipements de chauffage)Légifrance, consulté le

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Bertrand Potel

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Bertrand Potel assure la responsabilité éditoriale des contenus publiés par EcoRenovFrance : il valide la méthode de production et la vérification des chiffres, qui renvoient chacun à une source officielle datée. [À COMPLÉTER : parcours, expérience et certifications vérifiables.]

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